LE
POISSONNIERDans la Pastorales des Santons de Provence, au matin de Noël, le poissonnier voit tous ses poissons à varier reprendre vie et frétiller, il n'en croit pas ses yeux et court aussi tôt l'annoncer à tout le village et se précipite vers la grotte où vient de naître l 'Enfant Jésus.
En général, dans les crèches, ce sont les des femmes qui apportent le poisson frais. L'homme ne vend pas le poisson, il le pêche.
Le poisson, symbole du Christ, était une nourriture très importante ( exemple la multiplication des pains et des poissons ) et il est de coutume de servir du poisson lors du repas de Noël. De même à Marseille, les pêcheurs venaient offrir leurs plus beaux poissons lors de la messe de minuit à Saint-Laurent, église romane qui domine le port.
La poissonnière de Patrick Volpès a la bouche ouverte prête à crier " Li pèis, leï vivo " le poisson, la vive. C'est ainsi qu'elle appelle les clientes dans les rues ou dans les halles. Elle vante sa marchandise et comme elle n'a pas la langue dans sa poche, elle plaisante au passage, la poissarde
Elle porte un grand tablier en serge noir ou mauve attaché à la taille recouvre une jupe en piqué d'où sort quelque fois son jupon blanc ou de couleur. Son corsage est toujours de couleur unie. Le tout est recouvert par un fichu de couleur vive, car c'est le fichu que toutes les femmes ont adoptée à la suite de Marie Antoinette qui est en tissus fleuri et que l'on peut changer facilement car son coût est modique.
Mais ce qui est surtout remarquable c'est sa coiffe à la " couqueto ", c'est une coiffe en limon blanc qui emboîte la tête d'où pendent des rubans non noués et qui volent au vent en signe de liberté.
C'est une femme forte, bien en chair, ce qui au pays des santons est signe d'opulence
